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Expédition E4X Palestine 2010 Bethléem Le projet : C’est en juin 2009, à Friedrichshafen, que Toni EA5RM, notre Team leader nous a dévoilé son projet : une expédition en Palestine. Comme d’habitude, Toni a préparé minutieusement son affaire. Pour cela, il s’est rendu dans le pays à l’automne pour établir les contacts nécessaires, trouver le lieu de trafic idéal (nous craignions le niveau de bruit élevé), obtenir les autorisations et même… la licence ! En ces temps difficiles, l’indicatif choisi (et obtenu) sera un symbole d’une paix espérée, E4 pour la Palestine, 4X pour Israël : E4X. Le QTH finalement choisi sera Bethléem, ville O combien chargée d’histoire. La Pilgrim Residence, hôtel Russe, nous accueillera pendant 12 nuits. Il se situe sur les hauteurs de la ville, à quelques dizaines de mètres de la chapelle de la Nativité. Son toit en terrasse est suffisamment vaste pour accueillir les antennes dans des conditions acceptables. Seules les 80 et 160m ne seront pas idéalement installées.
Vidéo de l'expédition
Le voyage : C’est donc le 26 mai que nous nous retrouvons à Madrid, anciens et nouveaux du ‘Tifariti gang’. Nous somme 9 : 5 espagnols EA5RM Toni, EA2RY Roberto, EA5FX Fernando, EA7AJR Manolo, EA7KW Jose Ramon, un italien IN3ZNR Fabrizio, et 3 français F9IE Bernard, F5CWU Flo et F6ENO Alain. Valery, UT7CR, a dû renoncer au voyage quelques jours plus tôt, en raison du décès de son épouse. L’expédition démarre réellement là, car nous savons que certaines difficultés risquent de se présenter rapidement ; Toni nous donne les consignes essentielles pour le passage des ‘points chauds’, la douane, les check points Israéliens etc. Nous signons quelques décharges liées essentiellement aux assurances. Nous nous répartissons également le matériel de manière à s’approcher au mieux des 23kg autorisés sans surtaxe en soute de l’avion. Il faudra tout de même payer du supplément, mais dans des limites raisonnables. C’est le mercredi 27 que nous embarquons ; pas de difficultés à l’aéroport, les fouilles sont normales, malgré la destination ‘sensible’. Seul grain de sable, un retard d’une heure dû à… une grève en France….inutile de vous dire que les 3 ‘frenchies’ ont été montrés du doigt ! Après un vol d’environ 4 heures, nous atterrissons à Ben Gourion, l’aéroport de Tel-Aviv. Il n’est pas possible de se rendre en Palestine sans passer par Israël. Petit questionnaire de police : nous sommes des touristes en visite. Flo passe juste derrière moi (erreur) ; il a droit à des questions sur nos relations, où allons nous, pourquoi etc. Mais tout se passe bien et nous retrouvons deux OM’s 4X, Ros et Yuli, venus nous accueillir à la sortie. Un minibus nous attend également pour nous conduire à Bethléem. Première surprise, l’autoroute qui mène à Jérusalem est bondée. La circulation est dense pendant l’heure que dure le trajet. Nous passons un check point sans difficulté ; on ne nous demande même pas notre passeport. Nous sommes rassurés, tout va bien, …. Mais nous avons tort ! L’installation :
Nous arrivons à destination de nuit. L’accueil du gérant et des propriétaires de l’hôtel est chaleureux. ; Ils sont simplement inquiets des trous que nous avons projeté de faire sur la terrasse….demain, ils viendront sur le toit avec nous pour se rendre compte… des dégâts… Nous dinons rapidement puis nous prenons possession de nos chambres. L’une d’elles sera notre shack. Mais nous attendrons le lendemain pour opérer les transformations. Pour l’heure, les verticales 30 et 40m sont montées rapidement de manière à pouvoir attaquer le trafic tout de suite. Les pileups démarrent instantanément. Nous sommes attendus ! La terrasse se situe au 6e étage. Elle domine la ville et nous bénéficions d’un dégagement à 360°. Nous y installons une Spiderbeam, deux hexbeams ; pour le 80 nous utilisons un sloper et pour le 160, un bazooka en V inversé partant du toit. Pour le 6m, une yagi 7 éléments portugaise fera des heureux. Le lendemain matin, les trous réalisés sur la terrasse n’intriguent plus les propriétaires… Le travail est propre et nous les avons convaincus qu’ainsi, leur toit serait prêt pour de futures expéditions radio. D’ici, la vue est magnifique. La ville s’étale à nos pieds ; la chapelle de la Nativité est toute proche, ainsi que des mosquées et une chapelle orthodoxe. Ici les diverses religions se côtoient sans problème. Nous nous installons définitivement : les lits sont retirés de la chambre radio, 3 grandes tables sont fournies par le personnel de l’hôtel qui est aux petits soins. Ce n’est qu’un début car plus tard, nous serons réellement chez nous ! La ‘french dream team’ dispose d’une suite… faut bien soigner les anciens… Une pièce principale avec salon, télévision, 2 lits dont l’un sera occupé par Flo, une grande chambre (F9IE / F6ENO) une superbe salle de bain. Le ménage est fait et le matériel de bain changé tous les jours. Nous qui étions habitués au confort rustique du désert… ! Les repas sont pris en deux services, car les stations tournent 24h sur 24h. Buffet copieux (trop) au petit déjeuner, déjeuner avec crudités à volonté, entrée, plat de résistance, dessert, le tout arrosé d’une Taybeh (cherchez sur Google…), diner idem ; 11 jours à ce régime et il faudra faire du sport en rentrant ! Il fait chaud, mais un vent relativement fort souffle souvent, surtout la nuit. Il nous a démoli deux ou trois fois la spiderbeam. Mais Flo est un véritable Mac Giver, et il a pu réparer à chaque fois. Les tubes sont tout de même tombés du haut de l’immeuble, frôlant à chaque fois les voitures sur le parking…. Le trafic : Au départ, nous devions être 10 opérateurs pour 4 stations. A l’arrivée, nous ne sommes plus que 9, et Toni déniche une 5eme station ‘surprise’…. il va falloir gérer ! Les rotations sont trop fréquentes et nous laissent peu de repos. Et pourtant, nous tenons le coup. La fatigue s’accumulera au fil des jours et la fin sera plus difficile. Il nous faudra quelques jours au retour pour récupérer. A la longue, les doigts se crispent sur le manip. Les fautes se multiplient. Vous avez même dû penser que nous étions de piètres opérateurs, mais imaginez des pileups monstrueux, que vous n’arrivez pas à étaler (tout le monde se tasse entre +1 et +2KHz) et ceci jusqu’à 7 heures d’affilé ! N’oubliez pas non plus que vous n’êtes pas en face de votre propre station ; les transceivers sont des IC7000 et un K3 suivis d’amplificateurs; il arrive de passer fréquemment d’une station à l’autre. Les réglages ne sont pas identiques, nous essayons de garder nos clés, mais les keyers changent (nous utilisons le rarement clavier, quand nous sommes trop fatigués). Tout ceci contribue à un trafic qui n’est pas toujours exemplaire. Et que dire des perturbateurs…. Les tunes, ceux qui vous rappellent trois fois car ils ne copient pas la cw et leur décodeur marche mal dans le QRM, ceux qui appellent constamment car ils ont vu E4X sur le cluster et ils se disent qu’on finira bien par les mettre dans le log, ceux qui vous eng.. car il y a une ouverture sur les JA ou les W6/W7 dont il faut profiter (ça ne dure pas). Par contre, quel bonheur de tomber sur un nid de DL ou de 9A, ceux qui lisent parfaitement la CW, qui savent trafiquer, qui comprennent du premier coup ! Là vous prenez votre pied car les QSO tombent à la cadence de 6 ou 7 par minute. Les PC sont en réseau WiFi et tournent avec Wintest. Nous pouvons contrôler la cadence, et dans les meilleurs moments, nous avons fait grimper le compteur à 1100 QSO/H. Flo qui était affecté essentiellement à la SSB a monté son score à 270 QSO en une heure ! Le 6m présente des ouvertures sympathiques ; il faudra attendre le dernier jour pour avoir un pileup de japonais. Les nuits laissent peu de repos car les bandes sont ouvertes pratiquement constamment. Au début de notre séjour, des pèlerins russes puis italiens ont partagé l’hôtel avec nous. Puis, au bout de quelques jours, nous étions seuls, les rois à bord…. Nous avons pris nos aises, sous le regard bienveillant de nos hôtes. Dans un premier temps, une table a été installée dans ‘notre’ couloir, juste à côté de shack. Sur celle-ci, un narguilé et quelques douceurs pour faire passer le temps. Puis nous avons déniché un gros ventilateur qui nous a permis de pallier les déficiences de la climatisation. Ensuite, José Ramon a ‘détourné’ la connexion Internet de l’établissement en tirant un câble du rez-de-chaussée vers notre 4e étage (par l’extérieur). Notre réseau ainsi relié à la toile, nous a facilité le téléchargement des logs. Puis, le même José Ramon ayant décrété que la nourriture n’était pas assez variée à son goût est allé donner des cours de gaspacho aux cuisiniers. Pour nous faire plaisir, ils nous ont servi également un « Big Mac » ! Plaisir raté en ce qui me concerne! Bref, si nous étions restés 8 jours de plus, on mettait les patrons à la porte et on affichait « Changement de propriétaire ». Le challenge annoncé était de 50 000 QSO. Mais avec un opérateur de moins, nous avions des doutes. Les 50 000 QSO ont étés atteints le mercredi 2 juin vers midi. Dès lors, nous ne pouvions que nous défoncer pour atteindre le maximum. 80 000 ? Une projection rapide nous a montré que c’était possible, mais à condition d’avoir de belles ouvertures vers les USA et le Japon. Cet objectif, nous l’avons atteint «à l’arraché » les dernières heures. Excités comme des puces, les membres de la French connexion étaient sur le pied de guerre tôt le dernier matin. Pendant que les coéquipiers Espagnols commençaient le démontage des antennes, nous avons cravaché pour empiler les derniers QSO, et heureusement, le 15m s’est ouvert brusquement et nous a permis de remplir le log pendant la dernière heure de trafic. La Palestine : Nous avons profité de notre séjour pour visiter Jérusalem, ainsi que la Mer Morte et Jéricho. Pour tenter de comprendre la situation Palestinienne, jetons un coup d’œil sur l’évolution de la carte de la région depuis 1946
Et si c’était la France, comment réagirions-nous ? Pas plus tard qu’hier soir (13 juin 2010), j’ai vu une intéressante émission concernant un grand homme politique Israélien. Relativement modéré, partisan de la paix, il a fort clairement exposé les problèmes. Mais pour justifier la construction du mur séparant, les deux états, il a expliqué qu’on ne pouvait se prémunir contre les attentats suicides qu’en empêchant leurs auteurs de pénétrer en Israël. C’est une position compréhensible, mais ne faudrait-il pas se poser la question « pourquoi ces jeunes se suicident-ils en commettant ces attentats ?». Bien sûr, la réaction première est de dire qu’ils sont fanatisés religieusement, mais ne sont-ils pas non plus poussés au désespoir, enfermés dans des territoires subissant un blocus extrêmement rigoureux, sans eau, sans électricité ni nourriture, sans école, et finalement sans avenir.
Bethléem se situe en Cisjordanie. La zone est calme, mais les habitants ne peuvent se rendre à Jérusalem sans autorisation spéciale, même s’ils y ont de la famille. Nous avons dû franchir les check points qui séparent les deux territoires. Une première fois sans difficultés, si ce n’est ce gamin au milieu de la route, déguisé en militaire, muni d’un pistolet mitrailleur. Vous vous dites que s’il trébuche, la rafale part et que, vu l’épaisseur de la tôle du minibus, votre compte est bon. La 2e fois a été plus « démonstrative ». Nous avons été conduits dans des locaux spécialement aménagés, labyrinthe de couloirs accessibles via des tourniquets commandés à distance, gamins en uniformes et armés sur des passerelles surplombant l’ensemble, caméras partout et un haut parleur qui crache à plus de 100dB « SHOW ME YOUR PASSPORT ». Vous ne savez même pas à qui montrer votre passeport, car il n’y a personne…. sauf au bout du couloir, où là, vous sortez votre précieux document qui n’intéresse personne, surtout pas les 2 mômes vautrés dans une cabine vitrée ! Démonstration de force pour impressionner, situation ridicule digne de films sur la dernière guerre. Je vous passe nos commentaires. Nous avons eu droit à ce traitement une dernière fois lors de notre départ. Là nous étions habitués, mais notre bus, chargé de tout le matériel a été immobilisé pendant pratiquement une heure. Ils voulaient ouvrir tous les bagages…. Ce ne fut que partie remise. Jérusalem est une ville moderne. Nous avons visité la vieille ville en commençant par le Mur des Lamentations. Bien sûr, l’accès est protégé et filtré. Paradoxalement, il est possible de se rendre jusqu’au lieu de prière, de se déplacer, de filmer, de photographier en toute liberté. Les fidèles prient à haute voix, sans se préoccuper des touristes.
Derrière le Mur se trouve la mosquée Al-Aqsa surmontée de son dôme doré. Au loin, nous apercevons une église Orthodoxe ainsi que le Mont de Oliviers. Les rues de la vieille ville sont couvertes, bordées de boutiques, un peu comme dans les souks. Le Mer Morte se situe à l’Est de Jérusalem (territoire Israélien), en direction de la Jordanie. (L’accès au site est payant (11 $). La masse volumique de cette mer est de 1240 kg/m3, ce qui explique qu’un baigneur flotte sans aucun problème. La salinité est très élevée (environ 10 fois la méditerranée) ce qui explique qu’aucun être ne puisse y survivre (pas de poissons, pas d’algues). C’est le manque de pluies et l’évaporation qui ont concentré le sel et fait descendre le niveau de cette mer. La boue noire qu’on y trouve aurait des vertus dermatologiques ; les baigneurs s’en enduisent le corps avant de se précipiter, tout noirs, vers les douches…. Prudemment, nous nous sommes contentés de boire un jus de fruits dans le bar le plus bas du monde, à 418 mètres au-dessous du niveau de la mer (la nôtre…).
Bethléem est une ville vivante et agréable; on y trouve de nombreuses boutiques pour touristes aux alentours de la chapelle de la Nativité. Les pèlerins se pressent dans ces lieux saints. Le français est enseigné à l’école, et nous rencontrons de nombreux habitants heureux d’échanger quelques mots avec nous.
Le retour : Habituellement, la fin d’une expédition est plutôt morne, assez triste car on se quitte, et il n’y a pas grand-chose à raconter. Notre retour de E4X mérite toutefois quelques lignes, car, de l’avis de grands DXpéditionnaires du groupe (certains en sont à 35 pays visités), jamais il n’ont vécu de pareil comportement. Après avoir tout démonté, remballé, fait nos adieux au personnel de l’hôtel (adieux, pas au revoir, car aucun d’entre nous ne remettra jamais les pieds dans cette région du monde) nous quittons Bethléem vers midi le lundi 7 juin. Nous devons de nouveau franchir le check point habituel ‘SHOW ME YOUR PASSPORT’. Comme je l’ai dit plus haut, nous échappons de justesse à la fouille de tous les bagages. Arrivés à l’aéroport, nous nous apprêtons à franchir les contrôles. Comme nous sommes un groupe de 9, nous avons droit à un traitement de faveur : un détecteur à rayons X nous est entièrement réservé. Chouette, pas de queue, ça va aller vite… Nos bagages sont analysés (normal) et certains reçoivent un autocollant (style OK), d’autres pas. Les choses se corsent ensuite ; la fouille des bagages ‘non OK’ commence. Chacun à son tour nous nous présentons à un comptoir géré par des gamins et des gamines (sans arme cette fois-ci). Je dois ouvrir mon bagage à main ; l’opérateur y passe un détecteur d’explosifs (normal, on sera donc en sécurité dans l’avion). Puis il s’intéresse à une pochette cartonnée qui contient des brochures sur Jérusalem et Bethléem ; il les feuillette rapidement pour voir si rien ne s’en échappe. Pendant ce temps là, les copains subissent également leur propre contrôle. Le gamin s’en va, revient 5 min plus tard. - ‘C’est votre PC ?’ Oui. - ‘Etes-vous le seul à vous en servir ?’ Non. - ‘Quand vous en êtes-vous servi pour la dernière fois’ , ‘Qui d’autre l’a également utilisé ?’, etc. - ‘ Sortez votre PC de sa housse’, Normal, ça se fait dans chaque aéroport. - ‘Démontez la batterie’ ….. ah bon ? j’ai bien du mal à ouvrir les loquets car c’est la première fois, et le stress ainsi que la moutarde commencent à me monter au nez. Je sors la batterie. Il confie l’ensemble à une jeune fille qui va les examiner au rayon X (une fois de plus). Il repart et revient 5min plus tard. - ‘Remontez la batterie’, voilà, c’est vite fait. - ‘Démarrez le PC’ ????? Là je suis un peu embêté car c’est un vieux modèle et je sais que la batterie est cuite. Mais elle veut bien faire encore un effort (peut-être a-t-elle été boustée par les rayons X vu la quantité qu’elle a reçu en 15 jours…) - ‘Chargez un fichier’ ???? j’hésite à lui montrer certaines photos, ça n’arrangerait peut-être pas l’affaire… Finalement, au bout d’une heure, il me laisse partir vers l’enregistrement. Vérifier le bon fonctionnement du PC passe encore (on aurait pu y dissimuler une bombe non décelable aux rayons X), mais pourquoi vérifier si je savais m’en servir ? J’ai peut-être une tête de terroriste ? Quant aux copains, c’est bien pire…. Les transceivers et les amplis sont soumis à analyse. Mais comme ils veulent prendre leur temps et ils décident de garder tout….. On se dit que le radio club de Tel-Aviv va être heureux, mais nous n’avons pas envie de rire. Malgré les discussions, les demandes d’explications, rien y fait ; On parle à des murs qui ont reçu manifestement des ordres. Nous insistons sur la fragilité du matériel, la nécessité de bien emballer le tout pour le transport ; ils emballent devant nos yeux une partie du matériel pour nous rassurer… et ils vont tout déballer ensuite pour les tests ???? Foutaise ! Au bout de 3 heures, on nous ‘relâche’. Pourquoi cet acharnement contre nous ? Maintenant, il faut passer l’enregistrement et payer un supplément de bagages de 500$. C’est peut-être la quantité d’autocollants qu’ils nous ont mis….. Finalement, nous arrivons à sauter dans notre avion juste à temps. Nous n’avons pas d’explication concernant ce comportement envers nous. Etions-nous attendus ? (notre activité n’était pas secrète). Etait-ce des représailles en raison de la publicité que nous avons faite pour la Palestine? Le plus triste dans l’affaire c’est de voir cette jeunesse embrigadée, aux ordres, inculte (les questions posées sur le matériel montraient leur grande ignorance). Finalement, les appareils ont été réexpédiés à leurs propriétaires dans les jours qui ont suivi notre retour, à nos frais; un ampli Expert est en panne. Le bilan : Nous avons effectué 80 267 QSO en un peu plus de 10 jours de trafic, 5 stations, dont une sans amplificateur, 9 opérateurs (41 824 en CW, normal, l’UFT était sur place… hi !). Le record mondial de QSO sur 6m a été explosé (6545 QSO).
Une fois de plus, notre drapeau UFT a été mis en valeur lors d’une belle expédition radio. Notre association aide à la hauteur de ses moyens les expéditions qui comportent des membres UFT. Qu’elle en soit remerciée, ainsi que son bureau. Nous remercions aussi les nombreux sponsors sans qui cette aventure n’aurait pas été possible ; il convient bien entendu de les citer : Northern California DX Foundation, International DX Association, URE, Carolina DX Association, SWODXA, PROYECTO4, UKSMG, GDXF, TCDXA, EUROTOUR, URB, LYNX DX GROUP, SPIDERBEAM, Chiltern DX Club, DXCOFFEE, LZ3HI (QSLs), Western Washington DX Club, GMDX Group, TECATEL, STL MANISES, URSVR, Northern Wisconsin DX A, TOKYO 610 DX Group, Greater Milwaukee DX A., MILE HI DX A., EA5KK URE Burriana, TANGO DELTA, NIPPON DX A., BARTG, Groupo Digital Gasteiz, et bien sûr nos amis du CDXC et de F6KOP TEAM. Un grand merci également aux Oms qui ont donné à titre personnel pour que E4X soit un succès.
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